VALERIA BECKER

BIOGRAPHIE

Valeria Becker

Valeria Becker ou le Portrait en mouvements

Valeria Becker est née en Allemagne (1964), dans un village de la Sare proche de la frontière française. Sa famille étant conservatrice elle évolue dans un contexte rigide et froid, rêvant de latitudes plus propices à son épanouissement comme Tahiti qu’elle découvre à 13 ans dans ses lectures.

Fiat lux ! (Et la lumière fut ! Locution latine présente au début de la Genèse.)

Trois ans plus tard, lors de vacances familiales dans le sud de l’Italie, elle a le coup de foudre pour la Ligurie : le pays de la lumière et des arts ! Ce voyage en méditerranée comme pour d’autres créateurs natifs du Nord aura un impact décisif sur l’avenir de la jeune femme. Sa décision est prise elle quittera l’austère pays du stimmung pour vivre en Italie…

Le voyage intérieur.

A 18 ans, Valeria abandonne le cocon familial, déterminée à vivre « sa » vie sans se retourner. Sa soif de liberté, comme sa quête du souffle de vie l’amène à se passionner pour le windsurf qu’elle enseignera sur les plages italiennes, accompagnée de sa fidèle guitare et des chansons qu’elle compose…
Dans sa quête de soi, ce parcours se change en voyage initiatique, avide qu’elle est d’explorer plus en profondeur ce nouveau territoire chargé de promesses. Rome, Florence, Pise…
Elle sillonne la bote. Outre la beauté solaire du paysage elle éprouve un intense choc émotionnel pour ce patrimoine artistique séculaire…

Plein Sud.

Sa soif insatiable de découverte l’amène quelles années plus tard en Espagne où elle tombe sous le charme d’une autre culture sudiste. Vivant au sein d’un cercle de peintres et de sculpteurs, elle resserre ses liens avec l’art. Troublée et inspirée par l’œuvre de Picasso, elle commence à créer ses premières toiles…

Obsession/Possession.

A son retour en Italie, des rêves prémonitoires récurrents où elle voit ses futures œuvres achevées, déclenche en elle une ardente énergie qui la pousse à donner forme à ses obsessions. Débute alors une période intense de travail : Valeria doit peindre, peindre. Et peindre encore ! Pour apaiser ce flux qui la possède dans son propre corps comme dans son quotidien elle n’a pas d’autre issue que de se réaliser sur la toile…
En proie à une période d’insomnie, elle est en quête permanente de supports pour s’exprimer. Elle peint sur toile, mais aussi sur des morceaux de bois, ou autres matériaux prélevés la nuit sur des chantiers. Tout est légitime pour assouvir ce besoin souverain. Elle utilise des fourchettes comme pinceaux, ses mains, ses doigts, des couteaux, de la terre !

Énergie brute.

Ses premières pièces sont réalisées dans sa petite cuisine à même le sol. Ne sachant pas encore tenir un pinceau Valeria manie des tubes pour façonner ses œuvres, revisitant le pointillisme aborigène, réalisant de grands papillons mais aussi ses premiers portraits. Son énergie, son geste brut et généreux, la conduisent à produire de grands formats…
Après une période de peintures abstraites, elle évolue vers des représentations figuratives expressionnistes pour ensuite découvrir et être définitivement conquise par l’art du portrait.

Un langage du geste.

Aujourd’hui l’artiste vie en France, sur la Cote d’azur. Elle s’intéresse à des peintres comme Lucian Freud qui « à travers la crudité des corps révèle l’essence de l’être ». Dans son atelier, lâchant la bride à son imaginaire, elle convoque sur la toile, avec son flow pictural proche du grapheur, l’énergie de la matière, le dynamisme du trait pour accoucher de « portraits en mouvements » où l’empreinte prégnante du geste participe à l’affirmation de son style si singulier.
Après ses premières expositions en 2015 et 2016 a Nice, Marseille, et Monaco, Valeria Becker est exposée pour la première fois a la Edinburgh Art Fair 2015, puis à la Manchester Art fair 2016 et à la Glasgow Contemporary Art Fair 2016. L’année 2017 s’ouvre sous les meilleurs auspices fort de sa participation à la London Art Fair 2017, et de projets en préparation pour Istanbul et Miami.